mardi 27 octobre 2015

Les immenses vertus d’une éducation bienveillante (avec Catherine Gueguen)



Les Neurosciences affectives s’occupent de nos capacités relationnelles et de nos émotions.
Les chercheurs ont découvert que d’importantes zones du cerveau étaient dédiées à nos relations sociales.

Les émotions sont très importantes. Lorsqu’on y est connecté, on sait qui nous sommes et orientons mieux notre vie. Les émotions sont des signaux.

Ce qui est important est de reconnaitre nos émotions et de les verbaliser.

Le cerveau de l’enfant est immature, fragile et malléable. Son cerveau supérieur n’est pas opérationnel. Il faut en réalité 25 ans pour qu’un humain soit adulte !

C’est ainsi que l’enfant va être traversé par des tempêtes émotionnelles
jusqu’à l’âge de 5/6 ans. Il ne peut alors pas se calmer seul. Le fait de ne pas accompagner l’enfant ou de le réprimer va provoquer une montée de stress qui va causer de nombreux dégâts y compris neurologiques.

Un enfant qui vit ses émotions n’a aucun filtre car son cerveau émotionnel et son cerveau archaïque ne sont pas régulés par le cortex préfrontal, pas encore opérationnel.

L’enfant ne peut pas gérer ses émotions. Ses tempêtes émotionnelles ne sont pas sous son contrôle. Il est donc inutile de le punir, de lui crier dessus, de le menacer.

L’attitude idéale de l’adulte sera d’être empathique, de mettre des mots sur ses émotions et d’apaiser l’enfant par un contact physique, un regard bienveillant et une voix douce.

Allan Schore a montré que quand les adultes sont capables de faire preuve d’affection et d’attention, cela fait maturer le cerveau de l’enfant dans sa globalité : cortex préfrontal et orbitofrontal.

Le cortex orbitofrontal nous permet d’être pleinement humain. C’est sur lui que repose :
– l’empathie : comprendre ses émotions et celles des autres.
– faire des choix : pour avoir la vie qui nous convient.
– pouvoir aimer
– avoir un sens moral
– gérer ses émotions

Les adultes emphatiques et aimants développent ces structures cérébrales chez l’enfant.
Les immenses vertus d’une éducation bienveillante (avec Catherine Gueguen)
L’hippocampe nous permet d’apprendre et d’avoir de la mémoire.

Quand les adultes sont soutenants dans la petite enfance, le volume de l’hippocampe devient plus important. Les encouragements sont donc essentiels dans le processus d’apprentissage. Les effets sont visibles au niveau neurologique.

Quand on humilie l’enfant physiquement ou verbalement, l’hippocampe diminue.
Le stress provoque des niveaux toxiques de cortisol. Ceci détruit des neurones dans le cortex préfrontal et l’hippocampe.

« ARRÊTEZ DE STRESSER LES ENFANTS, VOUS DETRUISEZ LEUR CERVEAU. »

L’attention et l’affection ont même des répercussions au niveau génétique. La résistance au stress est accrue pour la vie. L’inverse est malheureusement vrai aussi. La maltraitance diminue la résistance au stress…
Les immenses vertus d’une éducation bienveillante (avec Catherine Gueguen)
En France, 2 enfants par jour meurent de maltraitance…

C’est un immense problème.

Martin Teicher, chercheur à Harvard, a prouvé que les humiliations transforment les circuits cérébraux en profondeur.

Un comportement bienveillant permet la sécrétion d’ocytocine, une hormone qui favorise le développement de la coopération, l’amour, l’amitié, la confiance, l’empathie et la diminution du stress.
Les immenses vertus d’une éducation bienveillante (avec Catherine Gueguen)

Quand on est chaleureux avec un enfant, son cerveau mature et l’ocytocine se sécrète. Il devient empathique à son tour.

Lorsqu’on est violent, on engendre de la violence…

L’ocytocine permet la sécrétion de molécules cérébrales comme : la dopamine, les endorphines et la sérotonine.
Endorphine : molécule du bien-être.
Sérotonine : stabilisant d’humeur (les anti-depresseurs s’appuient sur elle).
Dopamine : elles nous donne du plaisir à vivre et nous aide à créer.
Les immenses vertus d’une éducation bienveillante (avec Catherine Gueguen)
Les immenses vertus d’une éducation bienveillante (avec Catherine Gueguen)