dimanche 10 avril 2016

Comment encourager l'autonomie de nos enfants ? 2/2





Après la première partie, nous allons voir ici d’autres façons d’encourager l’autonomie de nos enfants, d’après le livre de Faber&Mazlish Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent

Laissez-lui gérer son intimité physique

Abstenez-vous d’écarter constamment les cheveux qui lui tombent sur les yeux, de lui redresser les épaules, d’épousseter ses vêtements, d’arranger son col… Les enfants voient dans ce genre de petits soins une invasion de leur intimité physique.

Ne vous mêlez pas des menus détails de sa vie

Peu d’enfants aiment entendre :
  • « Pourquoi écris-tu le nez collé sur ton cahier ? »
  • « Assieds-toi droit quand tu fais tes devoirs. »
  • « Enlève les cheveux qui cachent tes yeux. Comment peux-tu voir ce que tu es en train de faire ? »
  • « Ce vieux pull ne te va plus. Mets-en un autre ».
Beaucoup d’enfants réagissent à ce genre de remarques sur un ton irrité « Maman ! ou Papa ! ». Traduction : « Laisse-moi tranquille. Fiche-moi la paix. C’est mon affaire. »

Ne parlez pas d’un enfant en sa présence, peu importe son âge

Parlez avec quelqu’un de son enfant, en utilisant la 3ème personne du singulier alors qu’il est avec nous lui donne l’impression d’être notre objet et non une personne, même si on parle de lui en positif.
Exemples :
  • « Au début, il avait de la difficulté en lecture ; mais maintenant, ça va beaucoup mieux. »
  • « Elle aime les gens. Elle a des amis partout. »
  • « Ne vous en faites pas. Il est un peu timide. »
Laissez l’enfant répondre

Combien de fois, en présence de leurs enfants, les parents reçoivent-ils des questions de ce genre :
  • « Jean aime l’école ? »
  • « Aime-t-il le nouveau bébé ? »
  • « Pourquoi ne joue-t-il pas avec son nouveau jouet ? »
Pour respecter véritablement l’autonomie de l’enfant, on n’a qu’à répondre : « Jean est capable de vous le dire. C’est lui qui le sait. »
Montrez-lui que vous avez confiance : le moment viendra où il se sentira « prêt »
Parfois, un enfant a réellement envie de faire quelque chose, mais il n’est pas prêt à le faire.
Au lieu de forcer, de presser ou d’embarrasser l’enfant nous pouvons exprimer notre confiance qu’il sera bientôt prêt :
  • « Je ne m’en fais pas. Quand tu seras prêt, tu iras à l’eau. »
  • « Quand tu seras décidée, tu cesseras de sucer ton pouce. »
  • « Un de ces jours, tu utiliseras les toilettes tout comme maman et papa. »
N’abusez pas du mot « non »

Certains enfants perçoivent le simple « non » comme un appel aux armes, comme une attaque directe à leur autonomie. Ils mobilisent toute leur énergie pour contre-attaquer. Ils crient, font des crises, lancent des injures, deviennent maussades.
Il existe des solutions pour ne pas dire « non » tout en restant ferme, que nous avons vu ici.

D’autres méthodes existent encore pour développer l’autonomie des enfants :
  • Mettre en place un planning des tâches ménagères.
  • Mettre en place des routines du matin et du soir. Pour ma part, j’ai utilisé les plannings que l’on trouve ici : http://www.femmesdebordees.fr/6.aspx?sr=423 . Le format « tableur » est très pratique car il permet de personnaliser les routines à notre famille : on peut enlever certaines étiquettes qui ne nous concernent pas ou les changer d’ordre en fonction de ce qui nous convient le mieux.
  • Pratiquer la pédagogie Montessori
Pour en savoir plus :
Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent de Faber&Mazlish
Apprends-moi à faire seul : La pédagogie Montessori expliquée aux parents de Charlotte Poussin