mardi 14 mars 2017

Préjugés sur l’éducation : Réponse à l’article « Mais que fait l’éducation positive ? »



Il y a quelques semaines, je suis tombée sur cet article https://vismaviedejobbologue.wordpress.com/2017/02/24/mais-que-fait-leducation-positive/ où « Bubullette » une psychologue, a « étudié » des groupes facebook sur l’éducation positive ou bienveillante pour écrire sur ce sujet.
Cet article étant très long, je l’avais, dans un premier temps, lu rapidement en sautant certains passages et j’avoue qu’il m’avait alors un peu agacé et je m’étais dit que ce n’était pas un article sur l’éducation bienveillante mais une caricature de l’éducation bienveillante et que l’auteure avait vraiment pris les pires exemples possibles et imaginables pour illustrer ses propos.
Puis, je l’ai relut, plusieurs fois, et jusqu’au bout. Et plus je le relisais, plus je me disais pour certains passages « elle a raison là » mais pour d’autres passages, je me disais « c’est vraiment une honte d’écrire des choses pareilles, surtout venant d’une psychologue ! ».

Alors j’ai décidé de faire un article sur les clichés et les préjugés sur l’éducation bienveillante en m’appuyant sur le sien. Ca me semble vraiment très important de le faire car c’est à cause de toutes ces incompréhensions autour de ce mode d’éducation qu’il est souvent confondu avec du laxisme.


Alors, selon « Bubullette », qui est psychologue, je le rappelle, à partir du moment où une action éducative fonctionne (entendez par là, punir un enfant dans sa chambre pour le soumettre à notre volonté), il faut alors continuer à la pratiquer !
« Souvent, ils évoquent timidement leurs actions éducatives, de peur d’être mal perçus, à travers des phrases paradoxales type « Oui oui, on l’a mis dans sa chambre, ça a marché, il s’est calmé, mais on ne le refera plus hein ! …». Bah pourquoi ? Va falloir m’expliquer là, ça a marché mais vous ne recommencerez plus ? « … On sait que ça n’est pas bien. ». Ah ? Ah. Oh… »
Alors, dans un premier temps, je pense que Nancy Doyon, éducatrice spécialisée et coach parentale au Québec répond très bien à cela :  


 


Je l’invite aussi à lire le livre de Jesper Juul, thérapeute danois, Regarde... ton enfant est compétent où là aussi, il est question des méthodes éducatives qui fonctionnent… pour soumettre l’enfant mais certainement pas pour booster son estime de lui-même ! Dans la partie consacrée à l’intégrité, il écrit : « Je pense qu’il est grand temps que nous commencions à nous poser des questions moins primaires sur ce que nous faisons subir aux autres, que nous l’appelions éducation, pédagogie ou thérapie. Cela ne suffit pas que quelque chose « marche ». Nous devons analyser pourquoi et comment cela marche. Quel est ce prix humain et interhumain que nous, enfants, clients, citoyens et patients devons payer pour quelque chose qui à première vue paraît marcher ?
Si le prix est qu’un groupe doit sacrifier son intégrité pour contenter un autre groupe, alors ce prix est trop élevé. C’est un principe éthique simple et civilisé.
Le problème est, comme on l’a vu, que cela « marche » et plus cela exige qu’un groupe perde son intégrité, plus visiblement cela marche. C’est pourquoi la petite victime d’inceste de 6 ans se met à ressembler à une Lolita aguicheuse de 13 ans. C’est pourquoi les écoliers japonais se suicident par angoisse de la performance. C’est pourquoi les nouvelles sectes qui prônent une religion de charlatans ont une telle force d’attraction. C’est pourquoi dix mille personnes pleurent quand un Staline ou un Tito meurt. C’est pourquoi les pères de famille tyrans patriarcaux et les grands-mères assoiffées de pouvoir vivent dans l’illusion qu’ils ont la famille derrière eux, alors qu’en réalité ils l’ont sous leurs pieds. »

Donc, ce n’est pas parce que « ça marche » que c’est bon pour l’enfant, notamment pour son intégrité ou son estime de lui-même. Et ça, une psychologue le sait quand même !
De plus, dans certains cas, les punitions vont marcher pour soumettre l’enfant, mais pas toujours. Certains enfants réagissent aux punitions en se rebellant, en mentant, en cherchant à se venger… On a vu ici les différents comportements possibles quand les enfants sont punis.

Ensuite, « Bubulette » parle des parents qui recherchent des réponses à leurs problèmes ou interrogations à droite à gauche : livres, forums, facebook, voisins… Alors sur ce point, je suis partagée.
D’un côté, je suis assistante maternelle et un conseil qui est revenu souvent pendant ma formation était « lisez, lisez, lisez ! ». S’il parait évident pour les professionnels de la petite enfance de lire, je me demande pourquoi on devrait se moquer des parents qui en font autant… Il n’y a pas de mal à lire ou à s’informer sur le développement des enfants pour se rendre compte que oui, le comportement de notre enfant est normal pour son âge. Ca rassure les parents. Il n’y a pas de mal à s’informer sur d’autres méthodes éducatives qui existent que celle qu’on a connu étant enfant. Surtout qu’aujourd’hui, avec les découvertes en neurosciences affectives et sociales, on sait que les VEO ne sont pas bonnes pour le développement des enfants. Les Français sont des gros consommateurs de médicaments, notamment des antidépresseurs http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-vrai-du-faux/les-francais-sont-les-plus-gros-consommateurs-de-medicaments_1776797.html La France est un pays où on construit régulièrement des nouvelles prisons… Bref, on ne peut pas dire que la façon dont on a été éduqué nous a vraiment réussi… Une fois de plus, il ne s’agit pas d’en vouloir à nos parents, ils ont fait ce qu’ils pensaient être bon pour nous. Mais aujourd’hui, on ne peut plus continuer comme cela. Comme le disait Einstein  :


L’éducation non-violente n’est pas une évidence pour bon nombre de jeunes parents car ce n’est pas le modèle qu’on a reçu, donc oui, on a besoin de lire, d’aller à des conférences, de participer à des ateliers sur la parentalité, ou de demander à droite à gauche comment font les autres. On a besoin aussi de guérir son enfant intérieur et de soigner les traumatismes créés par les VEO qu'on a subi étant enfant pour ne pas les reproduire.
Après, d’un autre côté, je comprends, ou crois comprendre, où veut en venir « bubullette ». Il est vrai que certains parents ont tendance à lire tellement qu’ils n’ont plus le temps de mettre en pratique ce qu’ils ont lu. Je crois que c’est le Dalaï-Lama qui a dit « Lire un livre de cuisine n’a jamais nourri personne ». Alors lire, oui, mais pas 100 livres non plus. A un moment donné, il faut mettre en pratique ce qu’on a appris, ce n’est pas toujours facile mais lire des livres ne va pas éduquer vos enfants.
Ensuite, beaucoup de parents, surtout les jeunes mamans, ont tendance à ne pas s’écouter, à ne pas écouter leur enfant, à ne pas se faire confiance. Ils écoutent les conseils bien intentionnés de leur entourage (ou de facebook) mais ces personnes ne connaissent pas leur enfant, ne connaissent pas toujours l’histoire des parents et de l’enfant, ne connaissent pas la CAUSE du comportement de l’enfant. Donc tous ces conseils, c’est bien joli, mais ils ne sont pas toujours adaptés à la situation et ne règlent donc pas le problème. Il est donc vraiment important mesdames que vous appreniez à vous écouter et à vous faire confiance. Vous avez les réponses au fond de vous pour comprendre les besoins de votre enfant et y répondre. Donc faites-vous confiance !
Donc, lisez si vous aimez cela et si ça vous aide mais surtout, faites appel à votre bon sens et surtout, pratiquez.

Ensuite « Bubullette » parle « des courants éducatifs, lancés et soutenus par des psycoachs, courants se voulant dominants/parfaits/adaptés à tous, et basés sur des études neuroscientifiques « à transmettre à tout réfractaire », youhou youhou. »
Alors déjà les « psycoachs » sont des psychothérapeutes (Isabelle Filliozat), des pédiatres (Catherine Gueguen, Edwige Antier), des médecins généralistes (Gilles Lazimi), des psychiatres (Muriel Salmona), des docteurs en neurosciences (Joël Monzée) pour ne citer que quelques uns d’entre eux…
Ensuite, parlons des études neuroscientiques. Et oui, aujourd’hui, exit Freud et sa théorie des pulsions, on ne parle plus que des neurosciences affectives et sociales. Là où avant, les psy se basaient sur leurs ressentis, aujourd’hui, les scientifiques se basent sur les IRM fonctionnels qui permettent de voir le cerveau et notamment l’impact des VEO sur celui-ci. On n’arrête pas le progrès même si du coup, ça ne fait pas l’affaire de tout le monde… Vous pouvez retrouver ici des articles sur les recherches en neurosciences et l’impact des VEO sur le développement des enfants, sur leur comportement, sur leur cerveau : http://www.oveo.org/etudes-scientifiques-sur-les-effets-de-la-violence-educative-ordinaire/

Concernant l’éducation positive, j’ai déjà parlé de ce que c’est, selon moi, ici.
Alors en effet, tout le monde n’est pas d’accord sur comment se comporter avec les enfants face à une situation, même parmi les auteurs de livres. Ce n’est pas de la sournoiserie, c’est juste que, selon moi, l’éducation bienveillante ou positive ou non-violente est avant tout un cheminement. Et concernant ce cheminement, tout le monde n’est pas au même niveau et c’est normal. Certains sont sur ce chemin depuis 10, 20, 30 ans alors que d’autres viennent tout juste de commencer. Certains vont marcher vite d’abord puis ralentir ensuite là où d’autres vont prendre plus de temps… CHACUN SON RYTHME, c’est ce que j’écris souvent dans mes articles. Alors forcément, en fonction de là où on en est dans notre cheminement vers la bienveillance (envers nos enfants mais aussi envers soi-même et les autres en général), certains outils vont faire sens pour nous et d’autres non. Et là encore, mesdames les jeunes mamans, c’est surtout à vous que je m’adresse : ECOUTEZ-VOUS. Face à un problème, quel outil parmi ceux proposés FAIT SENS pour vous et vous pouvez appliquer ? Si un outil ne fait pas sens pour vous, ne l’appliquez pas, tout simplement car ça ne vous correspond pas là où vous en êtes, tout simplement.

Ensuite, « Bubullette » parle de la fameuse CULPABILISATION !
J’ai déjà parlé sur mon blog de la culpabilité. ici et ici.
La culpabilité est une émotion et chacun est responsable de l’émotion qu’il ressent à un moment donné. Si certains parents ressentent de la culpabilité quand on leur parle d’éducation bienveillante, c’est LEUR CHOIX ! Mais ce n’est certainement pas de notre faute ! Quand j’ai entendu parler de l’éducation bienveillante la première fois et quand j’ai lu mes premiers livres à ce sujet, je n’ai absolument pas ressenti de culpabilité mais plutôt un soulagement, une libération, « Libérée, délivrée », comme le chante une célèbre Reine des neiges ! Donc face à un même évènement, chacun va ressentir des émotions différentes et on est responsable de ce qu’on ressent, les autres ne le sont pas ! Si je m’énerve après mon enfant parce qu’il crie, il n’est pas responsable de ma colère, JE suis responsable de ma colère. J’ai fait le choix (inconscient bien sur) de me mettre en colère mais j’aurai très bien pu faire le choix de rester calme et de lui chuchoter tout bas « parle moins fort ». 



Par contre, il est vrai que certains parents en chemin vers la bienveillance jugent les parents qui ont recours aux VEO. Tout simplement parce que comme je l’ai écrit, on N’EST PAS bienveillant, on est EN CHEMIN vers la bienveillance et tout le monde n’en est pas au même niveau. Je suis d’accord que juger les parents n’a rien de bienveillant et surtout n’a rien de constructif. Une personne qui est jugée ou se sent jugée va se mettre sur la défensive et continuer les VEO sur son enfant.
Pour en revenir à la culpabilité. C’est une émotion et comme toutes les émotions, elle peut être saine et constructive, si elle est acceptée, accueillie, écoutée. La culpabilité est là pour nous dire qu’on n’est pas en phase avec la façon dont on s’est comporté. Elle sert à nous responsabiliser pour nous amener à réparer. Par exemple : si je marche sur le pied de quelqu’un, je ressens de la culpabilité, je décider de me responsabiliser et de réparer en m’excusant auprès de la personne.
Par contre, la culpabilité, comme toutes les émotions peut aussi devenir très toxique, quand elle n’est pas accepté, écoutée, accueillie. Et c’est là qu’on voit des mamans se culpabiliser et se dire à longueur de temps « je suis vraiment une mauvaise mère ». Cette culpabilité là ne sert vraiment à rien car elle ne fait pas avancer les choses.
« Bubullette » cite plus loin Isabelle Filliozat : « Un enfant n’a pas besoin de parents parfaits, il a besoin de parents suffisamment bons. Un enfant veut rencontrer non un rôle en face de lui, mais une personne, une vraie personne, avec ses émotions et ses propres besoins, ses pensées et ses valeurs, ses compétences et ses limites. […] Toutes les mères sont de mauvaises mères… et de bonnes mères. En fait, elles seraient de meilleures mères si elles ne cherchaient pas tant à être bonnes. ». Entièrement d’accord avec cela.

Ensuite « Bubullette » s’en prend au fait qu’on prend l’exemple des enfants tués par leurs parents pour parler des VEO. Et bien oui, la maltraitance qui conduit à la mort de 2 enfants par jour en France commence par des VEO. Selon Muriel Salmona « 75% des maltraitances se font dans cette logique pseudo-éducative de « droit de correction » ». Ce n’est pas rien quand même ! Beaucoup de parents ne savent pas s’arrêter quand ils ont commencé dans les VEO et basculent dans la maltraitance sans même s’en rendre compte ! Et oui, je suis persuadée qu’on ne peut pas lutter contre les maltraitances faites aux enfants sans lutter contre la source des maltraitances à savoir les VEO.

Ensuite, « Bubullette » écrit : « A noter que certains groupes anti-Violence Educative Ordinaire sont encore plus bienveillants que les bienveillants, considérant que l’éducation positive est finalement négative puisqu’elle vise à éduquer. Les anti-VEO souhaitent ainsi, pour certains, mettre tout bonnement fin à l’éducation. »
Là, j’avoue que je suis d’accord avec elle ! Effectivement, certaines personnes disent que l’éducation positive est violente ou négative ou non bienveillante car elle consiste à EDUQUER les enfant ! Comment dire… à part embrouiller encore plus des parents déjà bien perdus, je ne vois pas l’intérêt de ce genre de propos ! Oui, je pratique l’éducation bienveillante, positive, non violente… peu importe comment on l’appelle et oui, je revendique les mots EDUCATION, AUTORITE, REGLES et DISCIPLINE. Je suis la première à regretter que ces mots soient souvent confondus avec SOUMISSION, DRESSAGE, AUTORITARISME, ARMEE (ou ambiance militaire). 
Alors forcément, plus loin « Bubullette » écrit : « Ni Dieu, ni maître, mais vive l’enfant-roi ! ». Forcément à bannir l’éducation et l’autorité, certains parents comprennent qu’ils ne doivent plus rien dire à leurs enfants et voilà pourquoi certains se retrouvent à céder à tout et avec des enfants tyrans… 
Et forcément, l’éducation positive se retrouve alors taxée de laxisme ! 
Et forcément on en arrive aux exemples extrêmes que cite « Bubullette » qui m’avaient énervés en première lecture et puis finalement je me suis dit « c’est vrai que ça existe » et c’est vrai que c’est important d’en parler : certains parents passent leur temps à expliquer et à négocier jusqu’à ce que leur enfant comprenne (ou que le parent cède). « Tout dans l’excès… » écrit-elle. Et certains parents en arrivent à ne plus écouter leurs besoins et… à craquer après leur enfant !
Je ne le répèterai jamais assez mais pour être bienveillant avec ses enfants, il faut d’abord être bienveillant avec soi-même. Si vous vous oubliez, vous allez tôt ou tard craquer !
Donc non, l’éducation bienveillante n’est pas du laxisme ! D’ailleurs le laxisme est une forme de violence, d’abord parce que comme dit plus haut, le parent qui s’oublie finit toujours par s’énerver et par être violent avec son enfant (violence physique ou verbale) mais aussi parce que les enfants qui grandissent en pensant être les rois du monde sont insécurisés (violence psychologique).

Ensuite, « Bubullette » parle des enfants de parents bienveillants qui sont souvent HP, TDAH, hypersensibles… et même, très à la mode en ce moment BABI, certains enfants seraient même les 4 à la fois selon leur maman (car ce sont les mamans qui postent en général, pas les papas) ! C’est quelque chose que j’ai moi aussi remarqué et on est d’accord sur le fait que ça fait quand même beaucoup d’étiquettes que les parents mettent sur leurs enfants !
« Bubullette » pose d’ailleurs à juste titre la question est-ce que « le parent met en place ce style éducatif en réponse à l’hypersensibilité de l’enfant, ou si l’enfant devient hypersensible, en réponse au style éducatif du parent… ». Elle parle des BABI en disant « Loin de Bubullette l’idée de tout pathologiser, mais si un parent consulte pour un enfant qui présente ces comportements, chez nous il y a de fortes chances pour que l’on s’inquiète quand même un peu. Genre un p’tit attachement insécure ambivalent. ». Moi aussi je m’interroge sur ces bébés si angoissés quant à un attachement insécure. Je ne suis pas psy mais j’aurai tendance à penser comme elle.

Ensuite, « Bubullette » parle des « caprices ». Aaaaaaaaaaaaah super nanny, sors de ce corps !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Pour moi, ce qu’on appelle un caprice chez un enfant c’est un comportement dérangeant dont on n’a pas trouvé (ou pas envie de trouver) la cause. Si on regarde la définition dans le Larousse, un caprice est une « Volonté soudaine, irréfléchie et changeante de quelqu'un, parfois d'un animal ; lubie ». Vu comme ça, les adultes aussi font des caprices, sauf qu’on appelle cela des envies. Alors, pourquoi parle-t-on d’ « envies » pour un adulte et de « caprices » pour un enfant ? Vous avez 4  heures…

Autres exemples de « Bubullette » concernant ce coup-ci des mamans qui souhaitent mettre fin à l’allaitement et reçoivent des reprochent en retour. C’est regrettable, bien sur, mais ce n’est pas non plus représentatif de l’ensemble des réponses qui, le plus souvent, sont dans la bienveillance et l’empathie vis-à-vis de la maman. Elle parle aussi des parents qui risquent de mettre leurs enfants en danger. Citation d’Isabelle Filliozat : « Le parent connaît toutes sortes de dangers que l’enfant ne mesure pas, il porte la responsabilité de sa santé. Son rôle est clair, il doit assistance et protection à l’enfant. ». Je suis d’accord avec « Bubullette », il faut sécuriser la maison car les bébés et jeunes enfants n’ont pas conscience du danger, c’est vraiment très important.

Ensuite on en arrive forcément à l’éducation bienveillante qui ne préparerait pas les enfants au monde réel. Le monde de bisounours, j’en ai déjà parlé ici donc je ne vais pas m’attarder davantage.

Ensuite on en arrive au sujet épineux des papas qui ne suivent pas toujours leurs conjointes dans l’éducation bienveillante. Alors, je suis concernée par le sujet et je vais donc donner mon point de vue. Déjà, on ne peut pas convaincre les autres qu’on a raison et que les autres ont tort ! Tout le monde croit qu’il a raison et que les autres ont tort ! Donc, je fais les choses comme j’ai envie de les faire, comme je le sens. Parfois, je reconnais que mon mari a raison et que dans telle situation j’ai été peut être trop laxiste ou trop VEO (et oui, ça m’arrive aussi, je ne suis pas parfaite). Isabelle Filliozat en parle aussi dans une de ses vidéos :



En tout cas, ce n’est pas parce que le papa n’est pas d’accord avec nous qu’il a raison et qu’on a tort (et vice-versa) ! Ce n’est pas parce que le papa s’intéresse à l’éducation des enfants qu’on doit le laisser tout faire ! Il faut effectivement arrêter de les reprendre dès qu’ils font un pas de travers (par rapport à nous), il faut reconnaître que nous non plus nous ne sommes pas parfaites et faisons parfois des erreurs comme eux. Mais en cas de violence par exemple, on ne peut pas laisser le papa faire sans rien dire sous prétexte qu’on a de la chance qu’il s’investisse dans l’éducation des enfants et qu’il ne faut pas le brider !

En bref, oui, certains parents peuvent être dans le laxisme en pensant être dans la bienveillance. Oui, certaines mamans feraient mieux de s’écouter et de se faire confiance au lieu de toujours demander des conseils à droite à gauche pour tout et n’importe quoi.
Mais je ne suis pas d’accord avec « Bubullette » qui dit aux parents d’arrêter « d’ignorer leur spontanéité ». La spontanéité chez certains parents consiste à mettre une claque et punir au lit un enfant qui fait une crise ou, pour les enfants qui sont en période de dressage de la propreté, de mettre sur sa tête les vêtements qu’il a souillé pour qu’il comprenne ! Donc la spontanéité, oui, mais après avoir fait un travail sur soi pour guérir son enfant intérieur dont je rappelle mon article ici ou après avoir soigner sa mémoire traumatique dont je rappelle mon article ici.

Pour en savoir plus ,voici quelques livres : 

Livres d'Isabelle Filliozat pour en savoir plus sur le développement des enfants et leurs émotions :

Livres d'Isabelle Filliozat pour guérir notre passé et gérer nos émotions :

Eduquer sans punir de Thomas Gordon